persécuteur

Syndrome du persécuteur

“Persécuteur et persécuté sont identiques. L’un s’abuse en ne croyant pas avoir sa part de souffrance ; l’autre s’abuse en ne croyant pas participer à la culpabilité”, Arthur Schopenhauer.

Et vous, pensez-vous jouer parfois les persécuteurs ?

Le persécuteur considère les autres comme inférieurs. Il les rabaissent et les humilient. Il peut même aller jusqu’aux violences physiques. Le persécuteur veut avoir raison et agit dans son propre intérêt. Il est dans un rapport de domination.

Il est lui-même dominé par un sentiment de colère car il veut souvent se venger d’une frustration.

C’est certainement le rôle le moins valorisant dans le triangle de Karpman.

En effet, le sauveur est fréquemment bien vu des autres. La victime est prise en pitié et recueille l’attention. En revanche, le persécuteur a le mauvais rôle. Il est le méchant de l’histoire.

Pour sortir du rôle de persécuteur :

1. En premier lieu, il convient de vous poser des questions sur la relation elle-même, afin de prendre conscience du jeu qui se joue et de pouvoir ensuite vous questionner sur le rôle endossé.

Ces questions sont les mêmes pour les 3 rôles bien sûr :

  • Quel est l’enjeu de cette relation, ses bénéfices, le but caché ?
  • Quels sont mes besoins, ceux de l’autre ?
  • Suis-je dans un jeu ? Dans l’affirmative quel est mon rôle et celui de l’autre personne ?
  • L’autre me rappelle-t-il une personne de ma famille ou mon passé ? Ai-je quelque chose à lui prouver ?
  • Quelles émotions génèrent cette relation ?

2. Il est bon, dans un second temps, que le persécuteur accepte de reconnaitre ses propres frustrations et d’accueillir sa souffrance, comme l’évoque la citation au début de cet article. Chaque personne est responsable de sa vie. Cessez d’accuser les autres et reprenez votre responsabilité et donc le pouvoir sur votre vie !

3. Le triangle de Karpman ne peut s’activer que si au moins deux personnes y “jouent”. Il suffit donc qu’un seul des protagonistes en prenne conscience et (re)prenne le contrôle de la relation. Pour ce faire, il faut intervenir en mettant en place le plan d’action propre à chaque rôle :

  • pour sortir du rôle de victime vous pouvez relire l’article https://mood-coaching.fr/blog/le-syndrome-de-la-victime.
  • concernant le rôle de sauveur, vous pouvez relire l’article https://mood-coaching.fr/blog/sauveur
  • le plan d’action pour aider un persécuteur à sortir de ce rôle est de le laisser exprimer sa colère, l’écouter attentivement sans l’interrompre. Lui dire qu’on le comprend (ce qui ne signifie pas qu’il a raison). Il faut respecter son système de valeur. Enfin, il ne faut surtout pas rentrer dans le rôle de victime ou de sauveur.

4. Le persécuteur doit enfin apprendre à exprimer sa colère sans agresser l’autre. La colère est une émotion comme une autre, qui est porteuse d’un message (besoin de poser ses limites, se faire respecter). Il est donc bon de l’exprimer car tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime (dans le corps). Pour autant, cette colère ne doit pas envahir l’autre. C’est donc la forme qui est à travailler. Pour cela, la communication non violente est l’un des outils les plus utiles pour s’exprimer sans agresser (https://mood-coaching.fr/blog/formulez-sa-demande-en-cnv; https://cnvfrance.fr/).

Besoin d’aide pour réenSENSer votre vie. Alors, n’hésitez pas à me contacter pour un accompagnement. La première séance est gratuite et sans engagement.

Au plaisir…

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