L’enseignement du morpion

Faire davantage de sport, manger sainement, se coucher plus tôt, passer moins de temps devant la tv ou à scroller sur les réseaux sociaux, etc. Comme plus de la moitié des français, avez-vous prévu votre liste de bonnes résolutions pour 2024 ? S’agit-il ni plus ni moins qu’une énième « to do list » à respecter ? Mais pour quelle raison ?

Bien souvent les bonnes résolutions sont motivées par des histoires de culpabilité. Culpabilité qu’on éprouve en comparant notre vie par rapport à ce qu’il faudrait faire pour être heureux, selon les diktats de la société actuelle. Et ils sont d’autant plus nombreux ces diktats que des vies factices nous leurrent sur les réseaux.

Mais il y a quand même mieux comme moteur dans la vie que la culpabilité. Elle ne mène en général pas bien loin. Pire, elle mine encore davantage estime et confiance en soi, si on n’arrive pas à tenir ces fameuses bonnes résolutions dans la durée. Or justement les résolutions de début d’année ne dépassent souvent même pas le mois de janvier. Pour y remédier, vous trouvez alors pléthore de conseils et de méthodes : méthodes des 30 jours, des fameux 21 jours et même, qui dit mieux, 2 jours !

Je ne vous propose pas une énième méthode miracle, mais juste de vous partager ce qui me gratte en ce début d’année. En 2024 j’ai décidé de profiter plutôt de ce que j’ai nommé “l’enseignement du morpion”. Oui, oui, le morpion, l’animal, autrement appelé « pou du pubis » (pour ceux qui seraient intéressés par la bestiole c’est par ici https://sante-intime.fr/2019/02/05/et-si-on-parlait-morpions/😉).

Ce morpion, calé bien au chaud dans votre intimité, vous démange. Il s’agit bien sûr d’une métaphore donc à prendre au sens figuré.

Mais revenons-en à nos moutons morpions. Qu’est-ce qui vous démange ? Pas seulement le 31 décembre et le 1er janvier, mais dans votre vie en général. Cette petite idée qui vous trotte dans la tête, peut-être depuis des années et à laquelle vous pensez épisodiquement. Cette chose que vous avez toujours rêvé de faire un jour, quand les circonstances s’y prêteront, que les astres seront alignés.

Qu’est-ce que vous avez envie de faire, par plaisir. Oui, juste par plaisir. Un plaisir « égoïste » pour vous seul(e), ou partagé avec d’autres. Il n’y a aucune culpabilité à avoir. Ce n’est pas elle qui doit vous guider ou alors vous faites fausse route. Vous pouvez recommencer votre lecture à la case départ.

Interrogez-vous en confiance, dans votre intimité. Vous seul(e) avez la réponse à cette question. C’est votre envie, votre rêve, pas celui de votre voisin(e). Vous n’avez pas à obtenir la validation de qui que ce soit non plus. Même si c’est bien entendu plus facile d’être soutenu par vos proches.

Ce rêve n’a pas non plus besoin d’être délirant et irréaliste. Ce peut être une chose microscopique : par exemple fixer au mur ce fameux tableau acheté il y a plus d’un an, parce que vous rêvez de parfaire votre déco et non parce qu’il le faut).

Enfin, vous pouvez réaliser que cette chose qui vous a gratté un temps n’est pas/plus, si importante que ça au bout du compte. A nouveau, vous saurez faire la différence entre ce que vous pensez être bon pour vous d’une part, ou une technique de sabotage pour saper votre motivation d’autre part (https://mood-coaching.fr/blog/stop-a-lauto-sabotage).

Si vous arrêtez ensuite ? Et alors ?! Vous serez riche de l’expérience que vous aurez vécue. Il n’y a pas de culpabilité à avoir expérimenté des histoires de vie qui vous tenaient à cœur.

Alors on abandonne les “bonnes résolutions” et on dit merci (de loin) au morpion pour son enseignement.

Bonne année 2024 faite de fun, d’envies, de rêves et de belles histoires.

PS : Pour ceux qui se poseraient la question, non je n’ai jamais avoir croisé cette généreuse bêbête.

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